Une résidence secondaire, un chantier, une dépendance ou un terrain rural posent tous le même problème : comment garder un œil sur les lieux quand il n’y a ni box Internet à proximité, ni prise électrique disponible ? C’est exactement le créneau que vise la ZY-G4 d’ieGeek, une caméra qui combine connexion 4G LTE, batterie, panneau solaire séparé et un mode d’enregistrement baptisé AOV, censé conserver une trace visuelle même en dehors des alertes classiques.
On a installé la caméra de surveillance en conditions réelles pendant une semaines pour vérifier si la promesse tient : facilité d’installation, stabilité de la connexion mobile, qualité d’image de jour comme de nuit, pertinence du suivi automatique et, surtout, autonomie réelle.
En bref : les + et les − de la caméra ieGeek ZY-G4
- Fonctionne sans Wi-Fi grâce à la 4G LTE (eSIM intégrée + Nano-SIM)
- Panneau solaire déporté avec câble de 3 m
- Couverture large : 355° horizontal, suivi automatique personnes/véhicules
- Mode AOV : image conservée toutes les 1-2 secondes en continu
- Stockage microSD jusqu’à 256 Go, sans cloud obligatoire
- Projecteur, sirène et audio bidirectionnel
- Dépendance totale à la qualité du réseau LTE local
- Autonomie solaire très variable selon la saison et l’usage
- Coût récurrent de la connexion mobile (~12€/mois hors SIM perso)
- Définition 2K/3MP limitée sur les détails à distance
Fiche technique de la caméra ieGeek AOV ZY-G4
- Connexion : 4G LTE uniquement (pas de bascule Wi-Fi)
- Carte SIM : eSIM intégrée + emplacement Nano-SIM (Dual-SIM Single Standby, une seule connexion active à la fois)
- Résolution : 2K, 3 MP
- Rotation : 355° à l’horizontale, 120° à la verticale
- Détection : PIR + IA, reconnaissance personnes et véhicules, portée annoncée jusqu’à 30 m
- Suivi automatique (Auto-Tracking) dans la zone accessible par la tête motorisée
- Vision nocturne : infrarouge N&B, couleur avec éclairage blanc, et mode intelligent, jusqu’à environ 20 m en couleur
- Dissuasion : projecteur + sirène intégrée
- Audio : bidirectionnel (micro + haut-parleur)
- Stockage : microSD jusqu’à 256 Go + cloud gratuit basique (clips de 6 s, conservés 7 jours)
- Batterie : 9 000 mAh
- Panneau solaire : 5 W, câble de liaison d’environ 3 m
- Protection : IP65 (caméra), IP56 (panneau solaire)
- Hauteur de montage conseillée : 2 à 3 m
- Recharge manuelle : 5V / 2A
- Application : ieGeek Cam (iOS/Android), multi-utilisateurs, vue multi-caméras
- Garantie : 2 ans, retour possible sous 30 jours selon conditions
Nos conditions de test
La caméra ieGeek AOV ZY-G4 a été testé 7 jours en profitant de la carte e-sim intégrée offrant une connexion en illimité. On a volontairement installé la caméra en extérieur, exposée aux conditions réelles, plutôt que de se limiter à un déballage suivi d’un avis à chaud. C’est cette approche terrain, comparer le discours du fabricant à ce qu’on observe vraiment sur plusieurs jours, qui nous permet, avec plus de vingt ans de retours d’expérience utilisateurs collectés sur notre forum, de distinguer un argument marketing d’une performance constatée.
Déballage et contenu de la boîte

Le carton contient la caméra, son support mural, un câble de recharge, le panneau solaire avec son propre support, deux jeux de vis et chevilles, ainsi que la documentation. Le détail qui mérite d’être souligné : le câble de liaison entre le panneau et la caméra mesure environ 3 mètres, ce qui permet de placer la caméra à l’endroit offrant le meilleur angle de surveillance sans être contraint par l’exposition solaire de ce même emplacement, utile quand le meilleur point de vue et le coin le plus ensoleillé du terrain ne coïncident pas.
Les matériaux sont de bonne qualité et on a un ressenti immédiat de solidité de l’ensemble.
Installation et configuration

Avant la fixation, la caméra doit être chargée via une alimentation 5V. Vient ensuite l’étape la plus sensible : la connexion réseau. Deux options, utiliser l’eSIM intégrée (qui offre 7 jours de données illimitées avant de basculer sur un abonnement, environ 12 €/mois d’après les informations commerciales disponibles), ou insérer sa propre carte Nano-SIM, ce qui permet de choisir un autre abonnement, après avoir désactivé le code PIN. N’ayant pas de seconde carte SIM, nous avons dû nous contenter pour le test des 7 jours offerts. A noter que si vous utiliser une carte SIM personnelle, cette dernière doit prendre en charge la voix et les données.
La configuration passe par l’application ieGeek Cam : ajout d’une caméra 4G, scan du QR code, puis autorisations pour les données mobiles et les notifications. Les voyants d’état facilitent le diagnostic pendant cette phase :
- Rouge fixe : état réseau anormal
- Rouge clignotant : recherche de connexion en cours
- Rouge et bleu en alternance : SIM non reconnue
- Bleu clignotant lent : SIM détectée
Côté fixation, le fabricant recommande une hauteur de 2 à 3 mètres, avec les antennes orientées vers le haut ou à l’horizontale pour favoriser la réception. Le panneau solaire, lui, s’installe séparément avec une inclinaison de départ d’environ 45°, à ajuster selon la course du soleil.
L’installation de la caméra est un jeu d’enfant, 4 vis pour la caméra et 4 vis pour le panneau solaire. Honnêtement, nous n’avons pas mis plus de 10 min pour l’installer.
Qualité d’image de jour
La définition de 2K/3MP est suffisante pour surveiller une entrée, une cour ou du matériel entreposé, mais elle montre ses limites dès qu’il faut distinguer un détail précis à bonne distance. Ce n’est clairement pas une caméra pensée pour lire une plaque d’immatriculation à 20 mètres. Son atout est ailleurs : la couverture. La tête motorisée pivote sur 355° à l’horizontale et 120° à la verticale, ce qui permet de surveiller plusieurs axes sans multiplier les caméras fixes, à condition de garder à l’esprit qu’il s’agit d’une couverture quasi panoramique, pas d’une rotation continue à 360°.
Vision nocturne
Trois modes sont proposés : infrarouge noir et blanc, vision couleur avec éclairage blanc, et un mode intelligent qui bascule automatiquement. La portée annoncée en vision couleur tourne autour de 20 mètres, avec un projecteur qui s’active à la détection, pratique pour la visibilité, mais aussi comme signal clair envoyé à la personne détectée qu’elle est repérée.
Détection, suivi automatique et alertes
La caméra combine un capteur PIR classique à une analyse IA capable de distinguer personnes et véhicules, avec une portée de détection annoncée jusqu’à 30 mètres. Quand un déplacement est identifié, la tête motorisée peut suivre automatiquement le sujet dans sa zone accessible, un vrai plus sur un terrain large où une caméra fixe perdrait rapidement le sujet de vue.
Dans la pratique, la fiabilité de cette détection dépend fortement du contexte : végétation, distance, luminosité, surfaces réfléchissantes. L’application permet heureusement de régler la sensibilité PIR, de définir des zones d’exclusion et de programmer des horaires, un réglage à ne pas négliger, ne serait-ce que pour éviter que chaque véhicule passant sur une route voisine déclenche une alerte.
Lors de notre test nous n’avons pas relevé de fausses alertes et le suivi automatique du sujet détecté est convaincant.
Le mode AOV : une chronologie continue plutôt qu’une simple alerte
C’est l’argument différenciant de cette caméra par rapport à un modèle sur batterie classique. Une caméra à batterie traditionnelle reste généralement en veille jusqu’au déclenchement du PIR, avec un temps de réveil qui peut faire manquer le tout début d’un événement. La ZY-G4 fonctionne différemment : elle conserve en permanence une image toutes les 1 à 2 secondes (le réglage à 1 image/seconde est disponible), puis passe à un enregistrement plus complet dès qu’une détection se confirme.
Il faut être clair sur ce que cela signifie concrètement : ce n’est pas une vidéo fluide enregistrée en continu à 25-30 images par seconde, mais un compromis pensé pour préserver l’autonomie tout en gardant plus de contexte qu’une caméra totalement endormie entre deux alertes.
Autonomie et connexion 4G solaire
C’est le point le plus déterminant pour un usage sur site isolé. La batterie de 9 000 mAh est épaulée par un panneau solaire de 5 W. Le fabricant évoque 2 à 3 heures de bon ensoleillement quotidien pour compenser la consommation, quand le manuel recommande plutôt un emplacement recevant autour de 4 heures de soleil direct non ombragé, un écart qui montre à lui seul que le résultat dépend énormément du lieu et de la saison.
Plusieurs facteurs pèsent sur ce bilan énergétique : le froid, les périodes nuageuses prolongées, la fréquence de consultation du direct, l’usage du suivi automatique, l’activation du projecteur, et la qualité du signal LTE (un réseau instable fait consommer davantage). Le panneau solaire ne dispense donc pas d’une surveillance régulière du niveau de batterie, en cas de besoin, une recharge manuelle en 5V/2A reste possible.
Lors de notre test, nous avons profité d’un ensoleillement important, le panneau solaire profitant du soleil durant au moins 6 heures. A voir en hiver si l’autonomie est suffisante …
Un point important qu’il faut souligner : une caméra extérieure et d’autant plus avec un panneau solaire n’est pas quelque chose que l’on installe et que l’on oublie. Un nettoyage régulier du panneau solaire est nécessaire pour retirer la poussière et les saletés qui peuvent s’accumuler à sa surface et diminuer son rendement.
Stockage : carte SD ou cloud ?
La caméra accepte une carte microSD jusqu’à 256 Go, ce qui permet d’enregistrer localement sans dépendre d’un abonnement cloud. Un stockage cloud gratuit basique existe en complément, limité à des clips courts de 6 secondes conservés 7 jours. Sur un site éloigné, combiner les deux a du sens : la carte SD conserve davantage de séquences, tandis que les clips cloud restent accessibles même si la caméra elle-même venait à être dérobée, la carte SD partant alors avec l’appareil.
Application mobile
L’app ieGeek Cam centralise le direct, l’orientation de la caméra, les zones de surveillance et les réglages d’alarme. Elle gère aussi le multi-utilisateurs et l’affichage simultané de plusieurs caméras (Quad-View).
Pour quels usages cette caméra a-t-elle du sens ?
- Résidence secondaire : surveillance possible même sans box Internet sur place, à condition d’une bonne couverture mobile et d’un minimum de soleil pendant les périodes d’inoccupation.
- Chantier : PTZ et suivi automatique couvrent plusieurs zones, sirène et projecteur permettent de signaler immédiatement une détection.
- Terrain rural ou exploitation : le câble de 3 m entre caméra et panneau permet de dissocier point de vue et exposition solaire mais la couverture LTE doit être vérifiée avant toute installation définitive.
- Garage ou dépendance éloignée du routeur principal : la 4G évite d’installer un répéteur Wi-Fi, à condition que le coût de l’abonnement mobile reste justifié face à une extension réseau classique.
Notre verdict sur la caméra ieGeek AOV ZY-G4
Cette caméra ne cible pas les foyers déjà bien équipés en Wi-Fi. De nombreux modèles connectés au réseau domestique feront aussi bien pour moins cher dans ce cas. Son intérêt se concentre sur les lieux où le Wi-Fi et l’alimentation électrique posent justement problème : c’est là que la combinaison 4G + solaire + AOV prend tout son sens.
Disponibilité et tarif
La ieGeek ZY-G4 est disponible sur le site officiel ieGeek.
ieGeek AOV 4G LTE ZY-G4
Caméra de surveillance 4G solaire, sans Wi-Fi ni prise électrique
- 4G LTE avec eSIM + Nano-SIM
- Panneau solaire 5 W, batterie 9 000 mAh
- 2K / 3 MP, tête motorisée 355°
- Suivi auto personnes et véhicules
- Vision nocturne couleur, sirène, projecteur
- microSD jusqu’à 256 Go
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